| Retour |
159C
RUE D'AMBERT
Paroles
et musique de Jean-Claude Chesneau
Arrangements Alexandre Turbé
Dans la nuit qui descend, les phares brillent sous
la pluie,
La lumière se reflète sur les pavés
jaunis,
Les voitures vont et viennent sur la grande avenue,
Les passants pressent le pas et se croisent dans la rue.
Poussés par le vent, ils n’ont plus l’temps
de rire,
Pressés par le temps, ils n’ont plus l’temps
de vivre,
Que reste t il aujourd’hui de mon quartier ?
Je ne reconnais rien, tout a changé .
Disparus peu à peu tous les champs de poiriers,
Sacrifiés doucement tous les petits sentiers,
Effacés sans regrets et sans en faire un drame,
Les hommes ont tout cassé sans verser une larme,
Poussés par le vent, ils n’ont plus l’temps
de rire,
Pressés par le temps, ils n’ont plus l’temps
de vivre,
Que reste t il aujourd’hui de mon quartier ?
Je ne reconnais rien, tout a changé .
Je ne vois près de moi que des murs en béton,
Des façades alignées et pour tout horizon,
C’est de verre et d’acier que demain seront
faits,
Tous les rêves des hommes dans un monde défait.
Poussés par le vent, ils n’ont plus l’temps
de rire,
Pressés par le temps, ils n’ont plus l’temps
de vivre,
Que reste t il aujourd’hui de mon quartier ?
Je ne reconnais rien, tout a changé .
|