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Chante
mon coeur
Dans le parc d’un vieux château,
Il serpente une rivière,
Où les moineaux de la clairière,
Virevoltent près des roseaux.
Vient quelquefois une lavandière,
Battre le linge au fil de l’eau
Chantant la valse des oiseaux,
De sa voix douce et légère,
Frappe,
frappe, dans le courant,
Chante mon coeur, chante plus haut,
Volent, volent, gentils oiseaux,
Courre mon cœur tu as le temps.
Un
cavalier vint à passer,
Sur un coursier à fière allure,
Arrêtant net sa monture,
Devant la belle toute étonnée,
Ah ! damoiselle, dit-il, soudain,
Je suis parti au petit jour,
Me suis perdu en mains détours,
Et veux retrouver mon chemin.
Frappe,
frappe, dans le courant,
Chante mon coeur, chante plus haut,
Volent, volent, gentils oiseaux,
A toi mon cœur voici le temps.
Pied à terre
en l’occasion,
le cavalier tout en émois,
A la belle il demanda,
De rechanter la chanson.
Vous chantez à perdre haleine,
Voulez-vous chanter pour moi ?
Vous chant’rez bien pour un roi,
Voulez-vous être ma reine ?
Frappe,
frappe, dans le courant,
Chante mon coeur, chante plus haut,
Volent, volent, gentils oiseaux,
Voici mon cœur, il n’est plus temps.
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